Mardi 16 mai 2017 à 11h, Sommet du Mont Ventoux.

 

En tant que candidat aux élections législatives dans la 7e circonscription de Paris (4e, 11e, 12ème), je m’engage à faire de l’accès au sport pour toutes et tous une des priorités de mon mandat si demain je suis élu député à l’Assemblée Nationale.

Alors que la commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO) est actuellement à Paris dans le cadre de la candidature de la ville à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, je réaffirme mon soutien à la candidature de Paris qui est en mesure de donner un nouveau souffle humaniste et pacifique à l’olympisme.

La candidature de Paris peut insuffler un nouveau souffle à l’olympisme et au sport français à condition qu’elle soit accompagnée d’une volonté politique conséquente et inédite à l’attention du sport pour toutes et tous, de la vie associative, des bénévoles et des collectivités territoriales qui font vivre le sport au quotidien dans notre pays.

Pour cela, je porterai au sommet de la République une loi pour le sport pour toutes et tous, une loi qui redonne une place centrale aux activités physiques et sportives dans la société. L’esprit de cette loi est simple : le sport n’est pas une marchandise, c’est un droit.

Cette loi comportera quatre objectifs phares.

1) Développer encore plus l’éducation physique et sportive de l’école à l’université pour que le sport soit un droit, il est essentiel de développer l’éducation physique et sportive gratuite et obligatoire tout au long du parcours scolaire.

La loi doit garantir au moins 4h hebdomadaires d’EPS en maternelle et en primaire, recruter les professeurs d’EPS nécessaires pour que les 3 à 5h d’EPS obligatoires soient garanties pour tous les élèves du collège à l’université.

la loi doit développer le sport scolaire, avec dans chaque établissement la création et le soutien d’une association sportive affiliée aux fédérations du sport scolaire. 

2) démocratisation des pratiques sportives

Pour que le sport soit un droit effectif, accessible à toutes et tous, il faut réduire le coût qui repose essentiellement sur les familles. 

Je propose d’aller progressivement vers la gratuité des activités physiques et sportives en développant avec les collectivités territoriales une offre d’activité physique et sportive de base en reconstruisant « un service public sportif de proximité », accompagné d’une augmentation du financement public des associations pour faire baisser le coût de la licence l’indexant sur le quotient familial.

Je propose de créer d’un statut du bénévolat associatif qui permettrait une reconnaissance formelle au sein de la société, lui donnant du temps et des moyens pour exercer son engagement et inciter davantage de citoyen-n-es à s’engager.

Les salariés engagés dans le bénévolat disposeraient d’un volet d’heures prélevées sur leur temps de travail au même titre que le mandat syndical. 

Pour extirper les bénévoles de la « paperasserie » qui envahit leur quotidien, l’Etat et les collectivités territoriales  simplifieraient les demandes de subventions et créeraient un corps de professionnels chargé d’aider les clubs dans leur projet associatif.

3) libérer le sport de la loi du fric en augmentant le financement public et en renforçant la citoyenneté sportive

Suite aux différents scandales de corruption, de fraude et d’évasion fiscale, l’État doit engager une grande opération nationale de transparence sur l’origine et la répartition des sommes en circulation dans le monde du sport professionnel. L’ampleur des trafics financiers est telle que pour stopper ce phénomène la création d’une agence mondiale de lutte contre la corruption dans le sport s’impose.

Mettre fin aux exonérations fiscales lors des manifestations sportives internationales.

Relever le financement national par le doublement immédiat du budget de l’Etat consacré aux activités physiques et sportives pour aller jusqu’à 1% du budget en 5 ans (3 milliard d’euros).

Mettre fin aux partenariats public-privé (PPP) et au « Naming » des équipements sportives et compétitions sportives.

Garantir la maitrise publique des équipements et associer les citoyens à leur gestion et leur animation.

Mettre en débat une « nouvelle citoyenneté sportive » en accordant de nouveaux droits d’intervention aux licenciés sur l’organisation de leur sport et vivifier la démocratie sportive. 

 

4) reconstruire un service public du sport de proximité

Une nouvelle étape de la décentralisation s’impose en renforçant le rôle des collectivités territoriales et le rôle des associations dans le développement du sport pour toutes et tous.

Le manque d’équipements sportifs freine indéniablement le développement du sport pour toutes et tous. La priorité sera la création d’un plan national pour le développement des équipements sportif soutenu par un fonds national pour aider les collectivités territoriales à financer la rénovation des installations existantes et les nouvelles réalisations.

L’objectif sera d’équiper le territoire en équipement sportif à moins de 20 Minutes des écoles, lieux de travail et des habitations pour mieux inscrire la pratique dans la vie quotidienne de chacun-e.

Cette mesure répondrait à une règle déjà connue mais non appliquée : le code de l’Éducation Nationale qui demande aux collectivités territoriales de prévoir les équipements nécessaires pour l’enseignement de l’EPS.

 

Paris accueille les Jeux olympiques de 2024, cette proposition de loi permettra d’envoyer un signal fort au monde entier : la volonté de libérer le sport de l’argent roi, de rebâtir un idéal universel pour un monde de paix et de solidarité dans lequel le sport jouera un rôle essentiel de formation des citoyens du monde.

 

Le sport a toujours été au cœur de mon engagement, qu’il soit professionnel, politique ou associatif. Comme Directeur des Sports, élu de la République ou licencié d’un club sportif, je n’ai eu de cesse de défendre les valeurs du sport face aux tentatives de dénaturation par l’argent. Une position que j’ai développée dans le livre que j’ai coécrit avec Adrien Pécout (Libérer le sport, évasion Éditions de l’Atelier, 2015).

 

Nicolas Bonnet Oulaldj

 

Nicolas Bonnet OULALDJ, 43 ans, Directeur des Sports, candidat aux élections législatives dans la 7e circonscription de Paris (4ème, 11ème ,12ème arrondissement),
Président du groupe Communiste-Front de Gauche au Conseil de Paris,

Conseiller de Paris et du 12ème arrondissement
Membre du Conseil d’administration du GIP PARIS 2024,
Licencié à US Ivry cyclo (94 – Val de Marne)